développement personnel

Déclic N°8: L’amitié

déclic n°8

l'amitiéTravailler sur ce blog et sur ma formation a un effet des plus surprenant sur ma vie.

Dans le cadre de ma formation, j’ai dû à nouveau travailler sur mes valeurs, et particulièrement l’amitié.

En effet, cela fait cinq ans que je ne me révolutionne sans cesse et par conséquent, confiance et estime de moi retrouvées, mes valeurs se sont modifiés aussi.

Et en travaillant sur ce sujet, je me suis questionnée sur le thème de l’amitié.

Figurez-vous que j’ai compris quelque chose d’hyper intéressant qui me permet d’avoir un nouveau regard sur la façon dont je mène mes amitiés.

Dans ma formation, il y avait lieu de faire un exercice précis.

EXERCICE SUR LES VALEURS

« Penser à des situations où vous ne vous sentez pas bien et demandez-vous quelles valeurs sont bafouées, quels besoins ne sont pas comblés dans les différents environnements de votre vie (travail, maison, famille, amis…) »

Au moment de traiter de l’amitié, je ne savais pas du tout où cela allait m’amener. j’ai eu 2/3 trucs à dire et en particulier, cela :

Voici les situations dans lesquelles je ne ne me sens pas bien:

  • Je n’aime pas qu’on en attende trop de moi,
  • Je n’aime pas me sentir en marge, me sentir incomprise,
  • Je n’aime pas les situations d’incompréhension, les malentendus, les conseils jugeants…
  • Je me place souvent en position de culpabilité (je vous avais déjà raconté le fait que je ne téléphone pas, et que je prends peu de nouvelles des gens.)

La question était : quelles valeurs sont bafouées dans ces moments-là ?

Il a fallu que je me creuse la tête pour comprendre concrètement ce qui me mettait en souffrance.

En fait, les valeurs bafouées dans ces moments-là sont ma liberté, et le respect de ma personne.

Cela veut dire que j’ai absolument besoin de me sentir extrêmement libre dans une relation d’amitié et d’être respectée en tant qu’individu à part entière.

En fait, cela veut dire que mes valeurs liberté et respect de ma personne se placent bien au dessus de ma valeur amitié… Moi qui pensais que l’amitié était un point très important dans ma vie… 

Pourquoi ai-je un tel besoin ?

Je viens de le comprendre alors que c’était gros comme le nez au milieu de la figure !

Pour tout vous dire, ça fait un peu mal de revenir dessus, mais ça explique tellement ses besoins et valeurs pour lesquelles je me bats aujourd’hui et pour lesquelles j’ai eu des réactions qui semblaient parfois incohérentes et que je ne comprenais pas moi-même… 

Pour que ce soit plus clair, je vais vous raconter mes amitiés à travers ma scolarité :

ENFANT:

Je n’ai aucun souvenir de la maternelle, j’imagine que je n’avais pas vraiment d’amitié.

En primaire, et jusqu’en cinquième, j’étais toujours la troisième roue du carrosse de trio de copines: un jour j’étais intéressante, le lendemain, j’étais stupide. 

Je n’ai donc pas eu vraiment d’amitiés fidèles , et moi je voulais être amie avec celles qui se fichaient de moi.

Voyez-vous tout doucement poindre le besoin d’être respectée…

ADOLESCENCE:

amitié
gornostai_nastya / Pixabay

En cinquième et quatrième, j’ai eu de belles amitiés , Julie, en 5ème et Alice, en 4ème. Elles étaient simplement adorables et bienveillantes. Petit problème, l’une a déménagé, et l’autre a redoublé, et à cet âge là, notre amitié n’y a pas survécu.

En troisième, ce fut très particulier. Je me suis liée d’amitié avec une fille qui m’aimait beaucoup… mais elle pensait savoir mieux que moi ce qui était bon pour moi et était capable d’une grande jalousie.

Je me suis laissée embarquer dans cette amitié pendant quatre ans.

En faisant cette exercice, je me suis rappelée cette période que j’avais recouvert d’un mouchoir, (voire même d’une nappe 😬) car je n’étais pas fière, et parce qu’elle ne m’avait pas fait de bien du tout.

Pendant tout ce temps, j’ai préféré ne pas y penser.

Voici de quelle manière notre relation s’est passée à travers quelques anecdotes :

Il fallait qu’on se téléphone tout le temps. J’avais le sentiment que ces appels DEVAIENT avoir lieu davantage pour rendre des comptes que pour papoter.

Nous DEVIONS nous voir tous les week-end…

Tous les matins dans le bus, nous avions un rituel : nous devions nous raconter TOUT ce qui s’était passé de la fin de l’école la veille à ce moment précis. Si nous avions rêvé, si nous avions passé un moment avec d’autres amis… Il fallait tout dire. Nous devions nous raconter absolument tous nos états d’âmes et parfois d’ailleurs, pour mieux lui plaire, je me suis inventée des maux.

J’avais l’impression qu’elle ne m’aimait que si j’étais en souffrance. Il faut dire qu’elle a largement contribué à me mettre en souffrance. Je le dis aujourd’hui avec recul, car j’avais l’impression à ce moment-là, qu’elle ne voulait que m’aider.

Ce qui est sûre, c’est que elle, elle était déterminée, sûre d’elle , sportive, jolie , très forte à l’école… Elle avait tout pour elle, à mes yeux, et c’est pour cela d’ailleurs que je la laissais me mener par le bout du nez.

En effet, de mon point de vue, je n’étais rien de tout ça, autant vous dire que ce fut très facile de me faire du mal et de me faire perdre confiance en moi.

C’est bizarre, car je sais qu’elle m’aimait énormément, mais d’un amour qui n’était pas si bienveillant. Elle était très étouffante, jalouse, autoritaire et sans le vouloir, humiliante…

ADULTE

Après cela, je n’ai plus eu d’amitié fusionnelle, pourtant je pensais en avoir envie. Je me rends compte que j’ai toujours gardé une distance que je qualifierai “de sécurité”.

Aujourd’hui, j’ai conscience de mes valeurs, je comprends mieux mon attitude.

Après avoir connu le manque de respect de ma personne, après avoir connu l’etouffement, la privation de liberté d’action et de penser, je me protège en laissant une distance en faveur de mon besoin inconditionnel de liberté et de respect.

Tant et si bien que dès lors qu’on me contraint à quelque chose, ma première réaction est de prendre la fuite.

Si je me sens jugée , je prends la fuite également.

À chaque fois que c’est arrivé, et ça arrive encore d’ailleurs puisque je n’avais pas conscience du schéma que je reproduis depuis mon adolescence, ma réponse était la fuite, puis l’incompréhension de mon attitude par la culpabilité.

Je me suis souvent demandée pourquoi je ne fais pas ce qui se doit d’être fait dans une amitié classique…

Et bien, même si ça n’excuse pas mon comportement, je le comprends à présent et c’est tout simplement un soulagement pour moi.

Cela vous paraitra peut-être bizarre que je me sente mieux, alors que je n’ai rien résolu, mais être au clair avec ses valeurs, permet vraiment d’être en harmonie avec soi-même. On se comprend et on s’estime davantage, car on sait que le respect de nos valeurs est important!

Je vous encourage vraiment à faire cet exercice dans les différents domaines de votre vie, c’est une lumière immédiate sur la plupart de vos incompréhensions…

Et, bien entendu, n’hésitez pas à m’en parler dans les commentaires, je suis très curieuse de savoir si cela vous a bouleversé autant que moi 😉

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